💡 Signification
Booba file la métaphore végétale : dans le béton des cités, les jeunes "poussent" comme des plantes, mais c'est à Fleury-Mérogis (célèbre prison française) qu'ils "fanent" et se flétrissent. Le contraste entre pousser et faner illustre le destin tragique de nombreux jeunes de banlieue qui grandissent dans le béton pour finir derrière les barreaux. C'est l'une des punchlines les plus poétiques et sombres de l'album "0.9".
Autres punchlines de Booba
" Cherche pas les clés d’mon cœur, j’ai que les clés d’la Lambo "
" J’ai toujours le mauvais rôle mais je joue que les meilleurs films "
" Je ne manque de rien, je ne manque que de temps "
" J’voulais savoir pourquoi l’Afrique vit malement, du CP à la seconde ils m’parlent d’la Joconde et des Allemands "
" Des fois j’me dope comme un coureur cycliste, quand se réveillent mes cicatrices, j’me sens si seul et si triste "
Punchlines similaires
" Dans la rue quand t’es blanc faut faire ta place encore plus qu’un autre "
" On vit en HLM, les uns les autres, les lits superposés, j'ai rien connu d'autre "
" De Mars on part en croisade contre l'état avare, représente les quartiers dits sensibles en France et Navarre "
" Tout le monde peut s’en sortir, aucune cité n’a de barreaux "
" Si on t'ôte la vie, tu ressuscites pas, la vraie vie c'est pas les dessins animés "